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Urgence sanitaire évitons la récidive

Chères lectrices, chers lecteurs,
Vous le savez, je ne suis pas médecin. Je suis naturopathe. Alors quel est le lien entre nous?
La majorité des personnes qui passent la porte de mon cabinet, portent déjà le fardeau de la maladie. Ou si ce n’est la maladie, au moins toute la symptomatologie qui les conduisent tout droit..dans le mur.

I have a dream. Je rêve que dans les années à venir, la majorité de mes consultants soient des personnes avec une bonne vitalité et qui veulent apprendre à conserver et développer leur santé.
Voilà l’essence même de mon art, qu’est la Naturopathie. La prévention et l’éducation à la santé.

Nous ne sommes pas égaux face à la santé, ni même face à la maladie. La vie nous dote à la naissance d’un patrimoine génétique singulier et d’une vitalité différente. Envisageons la Vitalité comme une petite flamme à l’intérieur de nous. Que l’on peut choisir de conserver et d’aider à se déployer. Ou bien de souffler dessus et l’aider à s’amenuir.

Je souhaite avant tout, remercier les soignants pour leur engagement, et de façon générale toutes les personnes qui participent de près ou de loin à enrayer Covid.

Mais voilà, chères lectrices, chers lecteurs, une question tourne en boucle dans ma tête. La crise sanitaire que nous traversons en ce moment me pousse à me demander: Comment aurions-nous pu l’éviter? Mais surtout, individuellement quels sont ceux qui auraient pu éviter non pas de contracter le virus, mais de le laisser gagner du terrain?
Croyez-le, je ne parle pas là des plus fragiles et ceux dont la vitalité était déjà basse. Je pense à ceux, dotés par la nature d’une vitalité suffisante mais qui, par leur hygiène de vie se rendent malades et encrassent leur terrain. Terrain qui devient alors propice au développement de pathologies en tout genre.
Sans rentrer dans le pathos, je me demande combien de lits n’auraient pas manqués, ô combien il n’y aurait pas eu saturation si seulement les biens portants que nous sommes avaient eu une action préventive concernant leur santé? Ne serait-ce qu’en coupant la plupart des toxiques qui dépendent de nous pendant une période donnée et en ayant une action de renforcement de nos défenses immunitaires.

Profitons du confinement pour interroger. Interroger vraiment. Interroger en profondeur nos fonctionnements, nos modes de pensées, nos habitudes, notre consommation, notre alimentation. Et envisageons une réforme globale, à l’échelle individuelle.

Sachez, que nous ne « tombons » pas malades, comme ça, sans raison. Nous devenons malades, nous nous rendons malades à cause de pratiques contraires aux lois naturelles. Branchons nous sur la fréquence de la vie, pour que le vivant perdure.
Il ne vous viendrait pas à l’idée de mettre du diesel dans un moteur essence. N’est ce pas?
Alors pourquoi aspirez-vous du goudron? Que mettez-vous dans votre bouche? Sérieusement, vous rendez-vous compte?
Vous avez le pouvoir sur votre santé. Votre organisme est puissant. D’ailleurs il se régénère tout seul en permanence. Mais il ne peut être le seul à bosser. Comprenons que nos mauvaises habitudes alimentaires conduisent à un encrassement. L’organisme seul n’est plus à même de conserver l’homéostasie.
Sortons nos poubelles, et arrêtons de manger des poubelles.

Prenons nous en charge, aidons nous. Chérissons notre véhicule. Nous ne sommes pas qu’un corps, chérissons nous tout entier.

La médecine conventionnelle a une nouvelle fois prouvée sa capacité merveilleuse à sauver des vies en situation d’urgence. Aidons nos soignants. Évitons de saturer les hôpitaux avec des maladies de civilisations. Arrêtons de manger du plastiques, des pesticides, des additifs en tout genre.
Pour que chacun puisse continuer à pouvoir compter sur les urgences, en cas d’urgence.

Tirons des leçons de cette crise sanitaire. Développons notre Capital Santé, en prévention, avant que la maladie s’installe, et pas seulement en temps de pandémie.
Lavez vous les mains, et ne mettez pas n’importe quoi à la bouche. Vous le savez depuis petit.
Pour le retour du bon sens, au service du vivant.

Amandine Buffin
Naturopathe & Coach

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Pourquoi je ne fabrique pas ma lessive

L’heure n’est plus à parler de recyclage mais plutôt de non création de déchets. Les produits en vrac sont en plein essor, chacun y va de sa petite révolution. Qu’elle soit domestique ou qu’on l’emporte avec nous à l’extérieur de chez soi, on aime à comparer nos gourdes et autres expériences zéro déchet.

Me concernant, cela fait quelques années déjà qu’outre trier le verre et les déchets organiques, je m’emplois à réduire la taille de ma poubelle (pour commencer par éviter multe négociations avec moi-même nez à nez avec ma poubelle bleue, verte, jaune ou que sais-je encore).

Encouragée par l’urgence environnementale et cet engouement sociétal pour le zéro déchets. Après avoir troqué les sachets en plastique au supermarché par des sacs à vrac en tissu. J’ai en parallèle mis un point d’honneur à confectionner tous les repas (bio cela va sans dire), bannissant définitivement de mon frigo suremballage et m*rd* en boite. J’enfermais mes restes de repas dans des bocaux en verre ou tupperware plutôt que d’utiliser le film alimentaire.
Je suis partie à la découverte des commerçants de mon quartier et j’ai entrepris de favoriser les commerces de proximité. Cela me paraissait plus sensé de donner mon argent à des entreprises familiales plutôt qu’aux gros distributeurs. Rognant sur mon budget course, et ne proposant pas forcément de produits ni locaux ni bios, ma conscience a cédé aujourd’hui au 50/50.

Le zéro déchet commençait à investir toute ma maison, ma vie et ma tête. Je pensais mon propos tellement louable que je passerai sous silence mes excès de colère à la vue de faire rentrer chez moi tout ce qui ressemblait de près ou de loin à du plastique. Mon ménage est sauvé, qu’on se rassure.
Ma quête du toujours plus vers le toujours moins allait investir ma salle de bain à grand coup de lingettes démaquillantes en coton, de cubes de savon et dentifrice solide et oriculi. Côté protections hygiéniques féminines, la cup allait bientôt détrôner les tampons et serviettes à usage unique.

Aux moments des fêtes de fin d’année, alors que la course aux cadeaux battait son plein, et que je frisais le surmenage, j’ai envoyé valser tous mes principes. C’était eux ou moi.

Aujourd’hui j’ai une approche beaucoup plus raisonnée et raisonnable. Je réalise que bien que l’urgence environnementale soit réelle, et mes efforts louables, JE NE SUIS PAS RESPONSABLE DE L’ETAT DE LA PLANÈTE. Regarder ce que font les autres, mieux que nous, peut être à double tranchant. Cela peut être stimulant comme culpabilisant. Dois-je rappeler de Béa Johnson était femme au foyer quand elle a entrepris sa démarche? Loin de moi l’idée d’associer femme au foyer et inactivité. Mais cela va sans dire, elle aura toujours plus de temps que les femmes et les hommes qui conjuguent parentalité, activité professionnelle à temps complet et quête du zéro échet.

J’avance et m’incarne peu à peu en le changement que je veux voir dans le monde. En respectant mon rythme et mes priorités, que je ne place pas dans la taille de ma poubelle. Le vrai changement nécessite de se faire plus haut ou d’amener l’ensemble de la population, de gré ou de force à se responsabiliser.

Je reste convaincue que chacun a sa place dans l’évolution du monde, mais que le recyclage de mon emballage de chocolat préféré polluera toujours moins que certaines industries.

Alors, oui au linge propre et non à la fabrication de lessive maison pour l’instant. Et tout va bien!